lundi 20 septembre 2010

Mourir Guéri !

Les lecteurs de Belkine ne seront pas surpris de lire ce qu’il pense des mesures de Bâle III, autrement dit du renforcement des fonds propres des banques par rapport à l’encours des dettes.

Le ratio sera balayé en cas de séisme économique, en revanche, en période de fonctionnement économique courant, il va tendre vers une restriction des crédits à l’économie. La mesure est néfaste aux économies européennes. Le seul bémol que l’on pourrait y trouver est qu’elle ne s’appliquera qu’à terme d’au moins deux ans. Un deuxième bémol cynique serait de remarquer que le ministre allemand de l’économie souhaite que les banques des États-Unis se rallie rapidement à l’accord de Bâle III, c’est-à-dire qu’il souhaite exporter ce « choléra » financier.
À suivre les banquiers centraux du comité de Bâle, les banques ne pourraient plus ne prêter demain que leur fonds propre, elles ne seraient plus que des établissements financiers.


L’enseignement de Schumpeter, qui faisait du banquier un des acteurs clés du dynamisme capitalisme, est oublié. Le comité de Bâle confond pseudo sécurité financière -par la mise en place de ratio inopérant en cas de crise- et surveillance nécessaire des fonctionnements bancaires. 


Il est vrai que l’expérience du crédit lyonnais en France hier, et celles plus récentes de la crise des subprimes et du trader - fou ou génial ? - ou simplement laissé libre pour générer du profit, laissent penser que la surveillance est peut-être impossible. 
Ce n’est pas une raison pour étrangler un peu plus l’économie.



Belkine 


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mercredi 1 septembre 2010

Securite Routiere : Une politique irrprochable.

La politique de la sécurité routière aujourd'hui illustré par :
-Dominique Bussereau, Secrétaire d'État aux Transports,
et
-Michèle Merli, déléguée interministérielle à la Sécurité routière au ministère des Transports et déléguée à la Sécurité et à la Circulation routières au ministère de l’Écologie, de l’Énergie, du Développement
durable et de l’Aménagement du territoire. 






Nous pensons que la sécurité routière et la prevention routière sont des choses serieuses qui doivent justement être traités avec sérieux, et non pas avec des a priori rudimentaires.

Par Pierre et Quentin.

mercredi 4 août 2010

J-C Trichet is not a french man

La crise vous inquiète? Vous avez tort! Jean Claude Trichet, le Président de la Banque Centrale Européenne s'occupe de nous.







"I am not a french man" : citation exacte d’intronisation de Trichet à la BCE qui lui a valu le prix de la carpette anglaise.

Par Pierre et Quentin.

dimanche 25 juillet 2010

L’Europe et la Chine pratiquant du Yin&Yang économique

Les banques de L’Union Européenne ont dans l’ensemble réussi les tests de résistances à une crise économique et financière simulée. La promotion de cette réussite par les médias explique : « les résultats en étaient attendus par les investisseurs du monde entier ».

Encore une fois, l’Union Européenne, les experts, les médias, confondent solidité de la monnaie, des établissements bancaires et du dynamisme de l’économie.

Aujourd’hui, l’Inde affiche un pourcentage de croissance économique de près de deux chiffres alors que son taux d’inflation s’oriente vers 20%. À écouter nos experts nationaux et européens, un tel taux d’inflation devrait faire fuir les investisseurs étrangers, ils ne fuient pas bien au contraire, ils font confiance non pas à la roupie indienne ou aux établissements financiers du pays mais à l’économie Indienne véritable.

S’il y a une crise en Europe, c’est d’abord celle de la pensée sur la politique économique, au demeurant que valent les critères annoncés en situation de crise sérieuse, le nominal des dettes restera inchangé alors que la valeur des actifs s’effondrera.

L’UE continue à essayer de rassurer les « marchés » et à apprécier les effets d’une crise avec des critères de simple évolution alors qu’une crise véritable serait un cataclysme qui bouleverserait tous les repères.

Il y a plus, les types de critères mis en jeu, rapport des fonds possédés en propre par la banque sur le total de ses dettes sont d’un usage pernicieux car, en cas de crise, les actifs correspondant aux fonds propres vont perdre de leur valeur alors que les dettes resteront à leur nominal. La banque passera sous le rapport de solvabilité exigé pour le retrouver, elle devra diminuer ses dettes, c’est-à-dire refuser des crédits et voici qu’une spirale déflationniste est mise en place.

La façon de s’en sortir pour l’Europe est de recourir aux finances publiques des Etats ou de l’Union Européenne, c’est-à-dire qu’au moment où le communisme chinois découvre des vertus au capitalisme, les libéraux européens se vouent de plus en plus à l’interventionnisme public.

Belkine

vendredi 23 juillet 2010

Une responsabilité collective, un seul coupable.

Aujourd’hui c’est le temps des vacances, et Belkine a voulu se délasser, et il espère vous délasser en abordant un sujet « léger » mais qui peut aussi donner à réflexion.

Enfin ! Le nouveau Président par intérim a parlé avec un inimitable style de « culotte de peau » et de contentement de soi, qui succède à la bonhomie lénifiante d’Escalettes. Quel contraste ! 



Belkine a cru comprendre des propos embrouillés de Fernand Duchaussoy, que la responsabilité des joueurs grévistes était collective, même si certains joueurs apparaissaient plus collectifs que d’autres. Fouchtri-fouchtra !

La sanction fait frémir : suspension d’un match amical auquel  les 23 joueurs, usés physiquement et encore plus psychologiquement par la coupe du monde, ne souhaitaient dans l’ensemble pas participer. Cette sanction de complaisance ne contribuera pas à établir l’autorité du nouveau sélectionneur, ni à crédibiliser un conseil fédéral qui a oublié toutes ses responsabilités dans cette affaire :
-d’avoir nommé un entraîneur incompétent et abrupt
-de l’avoir confirmer après les premiers doutes
-d’avoir annoncé avant la coupe du monde le nom de son successeur prestigieux, ruinant le peu d’autorité que Raymond Domenech pouvait conserver.

La sanction qui pourrait toucher Raymond Domenech risque, elle, de ne pas être anodine, le Président semble attendre sa démission, ce n’est pas dans le caractère de Raymond Domenech que l’on aurait pour une fois presque envie de plaindre.

Le président a aussi eu un discours de moral pour les deux mis en examen : Karim Benzema et Franck Ribéry, oubliant que la mise en examen avait été annoncée comme devant éviter aux anciens « inculpés » de passer pour coupable avant même la décision de l’autorité judiciaire.

Il faudra que le sélectionneur soit bien talentueux, les joueurs français performants pour sortir l’équipe de France du marasme où elle est, sur fond de moral affiché et de millions d’euros encaissés.


Belkine 


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