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lundi 20 septembre 2010

Mourir Guéri !

Les lecteurs de Belkine ne seront pas surpris de lire ce qu’il pense des mesures de Bâle III, autrement dit du renforcement des fonds propres des banques par rapport à l’encours des dettes.

Le ratio sera balayé en cas de séisme économique, en revanche, en période de fonctionnement économique courant, il va tendre vers une restriction des crédits à l’économie. La mesure est néfaste aux économies européennes. Le seul bémol que l’on pourrait y trouver est qu’elle ne s’appliquera qu’à terme d’au moins deux ans. Un deuxième bémol cynique serait de remarquer que le ministre allemand de l’économie souhaite que les banques des États-Unis se rallie rapidement à l’accord de Bâle III, c’est-à-dire qu’il souhaite exporter ce « choléra » financier.
À suivre les banquiers centraux du comité de Bâle, les banques ne pourraient plus ne prêter demain que leur fonds propre, elles ne seraient plus que des établissements financiers.


L’enseignement de Schumpeter, qui faisait du banquier un des acteurs clés du dynamisme capitalisme, est oublié. Le comité de Bâle confond pseudo sécurité financière -par la mise en place de ratio inopérant en cas de crise- et surveillance nécessaire des fonctionnements bancaires. 


Il est vrai que l’expérience du crédit lyonnais en France hier, et celles plus récentes de la crise des subprimes et du trader - fou ou génial ? - ou simplement laissé libre pour générer du profit, laissent penser que la surveillance est peut-être impossible. 
Ce n’est pas une raison pour étrangler un peu plus l’économie.



Belkine 


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mercredi 2 juin 2010

Qu’allait-il faire dans cette galère ?


Le gouvernement Turque a porté une caution particulièrement marquée au convoi maritime d’aide humanitaire qui se dirigeait vers la bande de gaza et qui a été brutalement arraisonné par l’armée Israélienne.

A côté du devoir d’aide humanitaire et des bavures de l’interception, il faut s’interroger sur la caution du gouvernement turque qui visait peut-être à rompre avec l’orientation traditionnellement très modérée de la Turquie sur ces questions délicates du Proche-Orient.

Si c’était le cas, le gouvernement turc aurait a priori bien joué, mais il est permis de s’interroger sur l’attitude qu’auront les militaires turcs à terme, eux qui se voient comme les dépositaires de l’héritage d’un état laïc venant de Kemal Ataturk et que les problèmes stratégiques de la Turquie ne sont pas ceux d’Israël et de la Palestine.


Belkine 

vendredi 26 mars 2010

Comprendre la crise économique

1)L’intrication de la banque et de la finance
2)La crise actuelle : de l’économie réelle vers l’économie financière
3)Les risques d’approfondissement de la crise.
4)L’actualité de Keynes

Après le recul de l’économie de 2 001, le système bancaire américain était surtout préoccupé de favoriser l’activité avec des taux d’intérêt relativement faibles et des liquidités relativement abondantes.

dimanche 28 février 2010

Kadhafi et Jihad / l'économie gouverne t'elle seule les relations internationales?

La Suisse a voté par une large majorité au mois de novembre dernier l’interdiction de construction de minarets sur son territoire.


Chacun peut se faire une opinion sur ce vote et trouver que ce n’est pas de bonne démocratie d’interdire la construction d’édifices destinés à une religion reconnue. Il n’empêche que tous les moyens ne sont pas bons pour chercher à changer cette décision.
En particulier l’appel au « Jihad » lancé par le Colonel Président Kadhafi contre la Suisse et approuvant contre elle l’utilisation du terrorisme est à condamner résolument.

Alors même que les services secrets du Colonel Président apparaissent bien être les acteurs directs de l’attentat contre un avion de la compagnie française UTA transportant 154 personnes et ayant bien évidemment provoqué la mort de ces derniers :

-Que penser de la venue du colonel Kadhafi reçu avec tous les honneurs en France par le Président Sarkozy ?
-Que penser aussi de la déclaration du député Lefebvre au sortir de la réception de Kadhafi à l’Assemblée « Il a dit qu’il avait tourné la page de la lutte armée pour se tourner vers le dialogue» ?
-Enfin, que penser de la présentation faite par les medias du Colonel Président qui ne semblait plus qu'être un président un peu original surtout soucieux de l’avenir et de la sécurité de son peuple.

Il faut s’interroger sur la complaisance des pays occidentaux envers une telle personnalité qui n’hésite pas à appeler au jihad et au terrorisme « le jihad contre la suisse, contre le sionisme, contre l’agression étrangère n’est pas du terrorisme » dans le contexte explosif actuel, alors même que son pays n’est engagé dans aucun conflit armé, ni menacé par qui que ce soit, et que tout au plus la famille du Président Kadhafi semble avoir eu des démêlés avec la justice suisse.

L’économie a ses contraintes. Mais l’économie ne rend pas compte de toutes les conduites humaines, il est possible de s’en apercevoir en regardant de près les origines et les parcours des terroristes connus qui sont rarement issus des couches les plus défavorisées d’une population donnée, mais très souvent de ses élites économiques ou intellectuelles.

Belkine

dimanche 14 février 2010

Pouvoir et irresponsablité


Ceux qui possèdent le pouvoir devraient être a priori responsables des incidents et accidents qui arrivent en raison des évènements qu'ils mettent en place.

Le lugeur géorgien Kumaritashvili a perdu la vie après avoir percuté un poteau métallique en sortant d’un virage à 140 Km/h.

En réaction Didier Gailhaguet, Président de la Fédération française des sports de glace, a d’abord déclaré que cet accident n’est en aucun cas dû à un problème de conception de la piste. Il s’agirait en fait d’une erreur de pilotage. Kumaritashvili aurait pris une mauvaise trajectoire. Il ajoute que les lugeurs pratiquent un sport à risques et qu’ils connaissent le risque. Il conclut fataliste : « que pouvons-nous y faire ? ».

Cela reviendrait-il à dire que, les règles de sécurités des sports à risques, dans leurs conceptions, ne doivent pas prendre en compte les erreurs possibles des participants ?

Les organisateurs ont quant à eux pris deux mesures :
-Surélever le mur du virage où a eu lieu l’accident
-Avancer le point de départ des lugeurs afin de diminuer leur vitesse
Ces deux modifications semblent justement être l’aveu d’un problème de conception d’ensemble de la piste.

Il est regrettable de constater que même des accidents mortels n’empêchent pas les organisateurs des grandes fêtes mediatico-sportives de rejeter a priori toute implication dans leurs survenances et d’en attribuer l’entière responsabilité aux acteurs sportifs.

Il faut que la fête mediatico-sportive, comme la CAN en Angola, continue sans que la responsabilité des organisateurs puisse être engagée.

Belkine

samedi 30 janvier 2010

Industrie française et Union Européenne.


La commission européenne a exigé des explications de l’état français sur les pressions qu’il aurait exercé pour éviter la délocalisation en Turquie d’une nouvelle partie de la production Renault.
La première remarque est que la délocalisation, même hors de l’UE, ne pose aucun problème à la commission européenne qui ne s’inquiète pas de savoir si la Turquie ne bénéficierait pas ainsi de tout le savoir faire accumulé par une entreprise, française et européenne, depuis des années.

La deuxième remarque est que la défense de l’industrie française est de plus en plus difficile. Elle est soumise à un dumping social permanent de la part des pays à bas salaires, dumping aggravé par des taux de changes durablement surévalués. Les protections, quant à elles, sont d’autant plus faibles qu’elles doivent faire l’objet d’un consensus interne a l’UE et d’une approbation par des instances internationales.

Belkine

samedi 16 janvier 2010

Un prix Nobel pour de bonnes intentions?

Barrack Obama, président américain depuis le 20 Janvier 2009 a reçu après à peine neuf mois de présidence, le prix Nobel la paix le 9 octobre 2009.

Deux raisons, semble-t-il, ont motivées ce choix.
La première est les « efforts extraordinaires » qu’il aurait conduit « en vue de renforcer la diplomatie internationale et la coopération entre les peuples” ”(Comité Nobel Norvégien).
La deuxième est la vision et les efforts consentis par Obama en vue d’un monde sans armes nucléaires.

Regardons de plus près ces deux raisons:

La première : la coopération entre les peuples.

Le soutien d’Obama à l’entrée de la Turquie dans l’UE n’est pas un message de coopération pacifique et amicale, il témoigne de la volonté de continuer la politique de ralliement des pays européens à l’ancien bloc atlantique. La Turquie est un partenaire de coopération militaire privilégié des Etats-Unis. C’est un pion fort des américains sur le continent européen et peut être bientôt un pion fort américain au sein de l’union européenne. Comme les E-U l’ont déjà fait avec la Pologne, la Bulgarie ou la République Tchèque. Le but de cette politique est avant tout d’isoler la Russie, seul pays capable de concurrencer l'hégémonie américaine à terme rapproché.
Un exemple de plus : Obama, comme ses prédécesseurs, soutient l’indépendance du Kosovo. Indépendance autoproclamée, en ne tenant aucun compte de la souveraineté territoriale de la Serbie pourtant reconnue en tant que membre de l’ONU.
En revanche Obama cède à la Chine et ignore la nation Tibétaine : « Les Etats-unis respectent la souveraineté et l’intégrité territoriale de la Chine ».
Obama, par ailleurs, reste toujours enlisé en Afghanistan et en Irak, Israël brouillé avec la Palestine.

La deuxième raison : un monde sans armes nucléaires.

Obama lutte pour que la Corée du Nord et l’Iran ne possèdent pas l’arme nucléaire. Il s’agit simplement de maintenir une suprématie. Posséder la bombe confère un moyen de pression considérable sur ceux qui ne l’ont pas. C’est aussi, il est vrai, paradoxalement un gage de sécurité : on n’entre pas en guerre contre un pays maîtrisant l’arme atomique.
Alors si Obama appelle l’attention sur le risque de develloppement nucléaire de la Corée du Nord et de l’Iran, tant mieux. Mais ne soyons pas dupes des raisons qui l’y engagent : ce sont des raisons de puissance.
Eviter la dissémination nucléaire au profit des seuls possesseurs actuels, ne participe pas de la vision d’un monde sans armes nucléaires.

L’annonce du prix décerné à Obama a eu lieu deux mois avant la remise du prix. Une polémique est née. Pour tenter de l’éteindre, Thorbjoern Jagland (Président du comité Nobel), expliqué le choix du comité comme étant un « appel à l’action ». Un appel à dépasser les paroles et à agir concrètement pour la paix. Cette explication, ne fait que discréditer le comité d’attribution du Nobel. Jagland a oublié les critères auxquels le comité doit se referer pour choisir un lauréat : avant tout récompenser  des actions exceptionnelles pour la paix.

Belkine

lundi 11 janvier 2010

Les Etats-Unis aident-ils à proscrire un Etat laïc en Irak ?


En Mars prochain auront lieu les élections législatives Irakiennes. L’AFP annonce le 8 janvier que quatorze hommes ou partis politiques ont reçu l’interdiction de se présenter par le Comité indépendant pour la Justice et l'Intégrité. Au motif qu’ils entretiendraient des liens avec le parti Baas, le parti auquel Saddam Hussein appartenait.

Rappelons ce qu’est-ce que le parti Baas : 

Il a été fondé au lendemain de la deuxième guerre mondiale par Michel Aflaq et Salah al-Din al-Bitar. L’un est chrétien, l’autre musulman. Le Baasisme essaime rapidement la Jordanie, l’Irak, la Libye ou encore la Syrie. L’objectif de ce parti est de regrouper les Etats arabes du Proche-Orient en une seule nation arabe. Alfaq pense notamment que cette unification, en raison des fortes divisions confessionnelles qui composent le monde arabe, ne peut reposer que sur un état laïc. La laïcité est donc un pilier de la doctrine baasiste. Le Baas a joué un rôle historique considérable au Proche-Orient.

Au vu de la large diffusion de cette doctrine et des multiples rameaux qui la composent, identifier le parti Baas à la personne de Saddam Hussein est une erreur. C’est pourtant ce que fait Falah Chanchal, Président de la Commission parlementaire pour la Justice et l'Intégrité et par ailleurs membre du parti du chef radical chiite Moqtada Sadr, en énonçant : « Ces déclarations font la propagande du parti Baas de Saddam Hussein alors que la Constitution interdit de voter pour le Baas ». Les sunnites qui constituaient le plus grand nombre d’adhérents du Baas avaient voté contre cette constitution.

Comme on le voit l’heure n’est pas à l’apaisement des tensions confessionnelles ni à l’instauration d’une démocratie authentique.

Belkine.