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lundi 21 mars 2011

La France n'est plus en France, elle est à Bruxelles avec la Commission Européenne.


La catastrophe de Fukushima inquiète à juste titre les Français avec leurs 58 centrales nucléaires. Belkine pense qu’il serait moins inquiet si EDF était resté une entreprise nationale, et non une société anonyme. Nationaliser des industries de biens de consommation aux appareils de productions très évolutifs sur courte période est une chose comme le PS l’avait programmé en 1981. Nationaliser des industries qui ont un caractère de service public marqué avec des appareils de productions assez stables et lourds est autre chose. L’une n’est pas le contraire de l’autre, les deux sont en général pernicieuses. Pourtant, aujourd’hui, l’Union Européenne est un facteur majeur de privatisation des services publics.

La privatisation ne s'est pas faite seulement pour des raisons internes à la France, mais au nom de la libre concurrence européenne. Il fallait mettre en concurrence tous les producteurs européens pour en théorie le plus grand bien être du consommateur européen, ce qui conduit inévitablement à économiser au maximum pour faire face à la concurrence ou pour augmenter les profits.

Tout cela entraîne à des dangers pour la sécurité qui ne sont pas seulement théoriques mais qui aboutissent à des vrais catastrophes. L’Angleterre l’a montré avec les accidents sur les lignes ferroviaires privatisées. Un autre exemple est le naufrage du « Herald of Free Enterprise » qui, pour aller plus vite et économiser des frais portuaires, a appareillé avec la porte de sa cale avant encore ouverte et a, au premier virage, chaviré dans une très faible profondeur d'eau, mais suffisante pour provoquer la mort de presque 200 personnes.

En France, les incidents se multiplient, liés à la mauvaise qualité des lignes ferroviaires et des caténaires. Ils sont bien connus des Français même si heureusement nous n’avons pas à déplorer de catastrophe véritable. Pourquoi le transporteur qu'est devenu la SNCF distrairait de l'argent pour améliorer le Réseau Ferré de France (RFF) au profit potentiel des autres transporteurs ferroviaires européens, alors qu'il est déjà en déficit chronique ? Faudra-t-il attendre une catastrophe ferroviaire française pour examiner la question ?

Les grèves des salariés du monopole ferroviaire et du monopole de la distribution électrique en France étaient certes très irritantes pour les consommateurs et les passagers ; la loi sur le service public minimum a montré qu'il y avait des parades à cette gêne. Faut-t-il dire pour paraphraser notre grand dramaturge: "La France n'est plus en France, elle est à Bruxelles avec la commission européenne" ?

Belkine

mercredi 6 octobre 2010

Affaire Kerviel (suite)



Le jugement de Jerôme Kerviel qui vient de tomber et qui exonère complètement la société générale, redonne toute son actualité aux propos que nous tenions dans le cours de cette affaire, et que vous retrouverez ici (l'arbre et la forêt).



Belkine 

vendredi 23 juillet 2010

Une responsabilité collective, un seul coupable.

Aujourd’hui c’est le temps des vacances, et Belkine a voulu se délasser, et il espère vous délasser en abordant un sujet « léger » mais qui peut aussi donner à réflexion.

Enfin ! Le nouveau Président par intérim a parlé avec un inimitable style de « culotte de peau » et de contentement de soi, qui succède à la bonhomie lénifiante d’Escalettes. Quel contraste ! 



Belkine a cru comprendre des propos embrouillés de Fernand Duchaussoy, que la responsabilité des joueurs grévistes était collective, même si certains joueurs apparaissaient plus collectifs que d’autres. Fouchtri-fouchtra !

La sanction fait frémir : suspension d’un match amical auquel  les 23 joueurs, usés physiquement et encore plus psychologiquement par la coupe du monde, ne souhaitaient dans l’ensemble pas participer. Cette sanction de complaisance ne contribuera pas à établir l’autorité du nouveau sélectionneur, ni à crédibiliser un conseil fédéral qui a oublié toutes ses responsabilités dans cette affaire :
-d’avoir nommé un entraîneur incompétent et abrupt
-de l’avoir confirmer après les premiers doutes
-d’avoir annoncé avant la coupe du monde le nom de son successeur prestigieux, ruinant le peu d’autorité que Raymond Domenech pouvait conserver.

La sanction qui pourrait toucher Raymond Domenech risque, elle, de ne pas être anodine, le Président semble attendre sa démission, ce n’est pas dans le caractère de Raymond Domenech que l’on aurait pour une fois presque envie de plaindre.

Le président a aussi eu un discours de moral pour les deux mis en examen : Karim Benzema et Franck Ribéry, oubliant que la mise en examen avait été annoncée comme devant éviter aux anciens « inculpés » de passer pour coupable avant même la décision de l’autorité judiciaire.

Il faudra que le sélectionneur soit bien talentueux, les joueurs français performants pour sortir l’équipe de France du marasme où elle est, sur fond de moral affiché et de millions d’euros encaissés.


Belkine 


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lundi 12 juillet 2010

Tout le monde dans sa bulle


Les mésaventures de l’EDF pourraient nous faire réfléchir plus avant. 

Voilà des joueuses vedettes internationales, en contact quasi-permanent avec les médias, avec chacun des conseillers en communication. Pourtant leur perception de l’aventure (des mésaventures de l’EDF) était totalement disjointe de celle du public français et des publics mondiaux. Ce sont les emails de leurs familles qui les ont ramenés à une plus juste appréciation de l’état de l’opinion publique française et mondiale.
Il y a manifestement aussi une bulle présidentielle, à l’intérieur de laquelle il ne semble pas possible  de ressentir intuitivement que cumuler une fonction de ministre de budget, de trésorier du parti majoritaire, avec une épouse conseillère de la plus grande fortune de France, peut être un objet de scandale pour l’opinion publique.

Lecteur, aide nous, aide Belkine, indique-nous quelle serait la bulle des caciques socialistes ?

jeudi 24 juin 2010

L'arbre et la forêt.

Revenons rapidement sur l’affaire Jerôme Kerviel. A l’issue du témoignage, Daniel Bouton, l’ex-Président de la Société Générale, a affirmé que Kerviel était un « génie » et un « débile ». Il faut se méfier de l’utilisation de tels mots dans les prétoires, qui permettent d’éviter de donner des descriptions claires et des explications logiques aux comportements de ceux que l'on accuse.

La presse rapporte : « Au terme de trois semaines de procès, les procureurs Jean-Michel Aldebert et Philippe Bourion ont rejeté la thèse d'une complicité passive de la hiérarchie et demandé un jugement susceptible de rétablir la confiance du public dans les banques. »
À suivre ce raisonnement la confiance serait rétablie. Cette phrase nous explique au contraire, qu’un simple trader peut faire sur la longue durée des profits tout a fait anormaux et prendre une position gigantesque de 50 milliards d’euros sans que la hiérarchie n'en soit informée, ni même ne le soupçonne.

Comment le public pourrait-il continuer à faire confiance à une telle banque, dont la hiérarchie est aussi aveugle, et le système de sécurité aussi perméable ?
À supposer que les propos du procureur général soient exacts, ils ne rétabliraient en rien la confiance du public dans la banque.

Belkine

lundi 21 juin 2010

Y a t il un Président pour piloter le car des Bleus ?

Belkine doit-il aussi s’emparer de la question pourtant hautement médiatique des mésaventures des Bleus en Afrique du Sud ?




Peut-être, mais pour relever la transparence totale du Président d’une fédération qui a reçu délégation du Service public pour organiser le football en France et notamment l’équipe nationale.

Le Président était bien présent lors de la « rébellion » des Bleus au moment de leur seule séance d’entraînement publique et l’on ne peut se défendre de l’impression que ce caractère public de la séance n’avait été accordé que pour permettre le show médiatique des joueurs. Ils ont même réussi à faire lire par leur entraîneur-sélectionneur un papier où ils mettent directement en cause la Fédération et cela avec l’aval du Président à qui, quelques minutes auparavant, le papier de protestation sur l’exclusion d’un joueur avait été remis.

Y a t’il un Président pour piloter le car des Bleus ? Ou suffit-il d’une faconde méridionale et de ne rien faire pour être le Président de la plus puissante fédération sportive de France.


Belkine

vendredi 18 juin 2010

Zones constructibles et destruction de maisons.

Il semble bien que les maisons situés sur les lotissement inondés de façon catastrophique lors de la tempêtes Xynthia aient été construites en conformités avec les prescriptions d'urbanisme. Dès lors, ce serait la responsabilité des autorités, qui ont édicté ces prescriptions et autorisé ces constructions, qui doit être recherché, sauf à faire valoir un réel cas de force majeur(imprévisible, irrésistible, extérieur).

La décision prise un moment, de détruire un très grand nombre de ces maisons, semblait plus répondre à un réflexe médiatique et activiste qu'à une analyse mûrement réfléchie.
Après l'avoir pourtant affirmé brutalement et sans nuance, le gouvernement semble revenir en partie sur ces décisions.

Une question se pose:
Les digues peuvent elles, dans des conditions raisonnables, être correctement entretenues?
Si non, pourquoi l'administration a-t-elle accordé les autorisations de constructions?
Si oui, pourquoi n'a-t-elle pas entretenu les digues?

Belkine

samedi 8 mai 2010

Les raisons de l’interdiction de la burqa avancées par le futur projet de loi.

Il s ‘agit a priori d’une atteinte à la liberté, il convient de la justifier précisément. Le gouvernement aurait pu invoquer les questions de sécurité ou de mode de vie en France.
La justification par raison de sécurité ne semble pas avoir besoin de longues explications.

La France a par ailleurs déjà pris des décisions réduisant la liberté de ses citoyens quand la liberté entrait  en contradiction avec les principes et l’histoire de la France. C’est le cas avec l’interdiction de la polygamie. Le Conseil constitutionnel a décidé le 13 Août 1993 "qu’une vie familiale normale, telle qu’elle prévaut en France, exclut la polygamie".

Le gouvernement a a priori choisi d’invoquer la défense de la dignité de la femme. Pour quelles raisons ?

L’interdiction de la burqa semble devoir flatter une clientèle électorale plutôt hostile à l’ouverture des frontières et à l’immigration. La justification par la sauvegarde de la dignité de la femme intéresse toutes les catégories de populations, mais en particulier les associations dites « féministes » qui sont plutôt apparentées à la gauche politique.

En caricaturant peut être un peu, il s’agirait d’une mesure plutôt agréable à la "droite", justifiée par des arguments plutôt agréable à la "gauche".

La question est ainsi posée de savoir si l’interdiction est une mesure à simple portée électoraliste ou une mesure d’abord destinée à régler la vie des habitants de la France.


Belkine

jeudi 1 avril 2010

Le tribunal de Galilée appelé à la rescousse


Une pétition émanant de 4OO chercheurs en climatologie, adressée au ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Valérie Pécresse ainsi qu’aux présidences du CNRS et de l’Académie des sciences, demande à ces derniers de trancher un débat sur le réchauffement climatique qui les opposerait à Claude Allégre, l'ancien ministre.

Les scientifiques demandent aux politiques de trancher un débat scientifique alors que ce débat ne porte pas atteinte à la dignité humaine et aux droits fondamentaux.

La pétition réclame aussi, si on la lie bien que les articles ne puissent  être publiés  « sans être relus par les pairs ». La traduction, c’est qu’il faudrait un comité de censure des pairs pour valider tout article visée plus ou moins scientifique. Au demeurant le débat contradictoire est bien là qu’il soit scientifique ou non. C’est ce débat qu’il faut préserver sans que des autorités institutionnelles ou politiques ne le tranchent.

C’est dans les pays totalitaires que les politiques sont appelés à trancher les débats scientifiques. La pétition me paraît moins un appel à trancher ce débat qu’une sorte d’appel à un état totalitaire du consensus généralisé.


Belkine

Loïc Sécher/Refus de la Justice de reconnaitre ses erreurs

Loïc Sécher accusé d’avoir violé une adolescente de 13 ans en Loire-Atlantique a été condamné à 16 ans de prison. Alors qu’il en a déjà effectué 9, la Cour de révision devrait prochainement annuler sa peine après que la jeune « victime » a écrit une lettre au parquet de Rennes dans laquelle elle innocentait le condamné.

Le consensus pour la condamnation paraissait irréfutable. Ce qui est plus étonnant c’est qu’aux yeux de la Cour ce consensus reste valable même lorsque tout s’effondre.
Voici une condamnation qui repose sur une base qui montre aujourd’hui sa fragilité mais nos juridictions ont toujours du mal à admettre qu’elles ont pu se tromper comme le démontrent les déclarations de l’avocat général et surtout celles de la Cour.

L’avocat général a formulé la requête de révision « non pas parce (qu’il est) convaincu de l’innocence, mais parcequ’on n’a pas fait la démonstration de sa culpabilité »

La Cour quant à elle reconnaît que les rétractions de la jeune fille constituaient un « élément nouveau », mais il subsistait néanmoins de nombreux éléments à charges : Les confidences de la jeune fille à ses professeurs, son journal intime, son changement d’attitude à l’époque des faits ou encore la crédibilité accordée par les experts à ces déclarations.

Quant à l’argument qui consiste à dire que l’accusé n’a pas démontré qu’il ne l'a pas violée, la réponse est premièrement : qui pourra démontrer qu’il n’a pas violé une femme de son entourage ou même une femme croisé un jour par hasard?  Pas moi, ni vous, ni même l’avocat général ! Deuxièmement il y a là un véritable renversement de la charge de la preuve : il ne s’agit plus de démontrer que l’accusé est coupable mais c’est à l’accusé de montrer qu’il est innocent.

Belkine


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mardi 9 mars 2010

Les sorcières de Salem



Le 25 février 2010 l’Assemblée Nationale a approuvé la proposition de loi, de lutte contre les violences faites aux femmes, déposée par deux députés PS et UMP.
C’est en tout cas sous cette appellation qu’elle a été présentée dans les médias, qui comme tout l’éventail de la classe politique, ont unanimement salué l’avancé que représente ce texte.
S’il était peut-être nécessaire de légiférer pour mieux assurer la protection des femmes, l’application de cette loi ne devrait pourtant pas oublier les points constitutionnels qui fondent notre liberté.

Quand on regarde de plus près le texte débattu et approuvé, on s’aperçoit que, dans sa rédaction, l’homme n’est pas forcément l’auteur des violences, et la femme n’est pas forcément la victime.
Pourquoi un tel décalage entre la rédaction du projet et les consignes d’application qui ne viseraient que les hommes violents ?
Parce que en vertu de l’article 6 de la déclaration des droits de l'homme et du citoyen (qui a valeur constitutionnelle) la loi « doit être la même pour tous, soit qu'elle protège, soit qu'elle punisse ». Une loi ne prévoyant des sanctions que contre des citoyens d’un sexe particulier serait invalidée par le Conseil Constitutionnel.
Il est regrettable d’écrire ce texte afin de passer le filtre juridictionnel tout en prévoyant de lui donner un autre sens lorsque le contrôle sera effectué.

Il y a un deuxième problème. Tout le monde connaît la présomption d’innocence qui fait que toute personne est considérée innocente tant que sa culpabilité n’a pas été prononcée par un juge. Inversement seul un jugement peut permettre de qualifier tel individu de victime. Or le texte prévoit la possibilité d’attribuer le statut de victime sans même qu’une plainte ait été déposée ! C’est-à-dire en se basant uniquement sur les dires de la victime présumée. On voit toutes les dérives que peut entraîner ce changement de considération.

Un Troisième point pose problème, c’est l’inclusion d’un délit de violence psychologique qui pourra, dixit Nadine Morano la secrétaire d’état chargée de la Famille et de la solidarité, être montré par des certificats médicaux.
Quelle est l’objectivité de ce genre de certificat ? Un médecin généraliste constate des blessures objectivement identifiables et se contente de les convertir en jours ITT afin d’en quantifier la gravité. Le psychiatre s’il est de bonne foi ne risque-t’il pas d’être dupé par un patient acteur? Comment éviter des certificats de complaisance ? Le prix d’une consultation chez un psychiatre est couramment de 60 ou 80 euros la demi-heure de consultation. Le patient -contrairement à une visite chez un généraliste - en paie une bonne partie. Un psychiatre ne serait ainsi t-il pas tenté de satisfaire à la demande de son patient de peur de le voir partir chez un confrère moins regardant?
Le projet de loi reste totalement silencieux sur ces questions.

Il faut, enfin, relever un quatrième point. Qu’en sera-t’il des dénonciations calomnieuses ? Il paraîtrait en effet judicieux, si on veut durcir le système répressif contre les violences, de durcir également les sanctions des dénonciations calomnieuses. Le texte prévoit au contraire dans l’article 8 une restriction des conditions d’action pour dénonciation calomnieuse car la crainte d’être poursuivi pour dénonciation calomnieuse freinerait les personnes victimes de violences dans la décision de porter plainte.

La constitution est contournée, les critères d’objectivité sont absents, la présomption d’innocence et les droits de la défense sont bafoués. Il me semble que plutôt qu’être une avancé, cette loi est une régression plus proche des chasses aux sorcières que d’un désir d’améliorer la justice.

Belkine

mardi 2 mars 2010

Xynthia/ Tempetes, imprévision et mobilisation.


La tempête Xynthia s’est abattue sur la France le week-end dernier. Deux départements comptent de nombreuses victimes : la Vendée et la Charente-Maritime.


Les préoccupations des politiques et des médias depuis concernent d’une part les questions matérielles et d’autre part l’accompagnement des familles des victimes traumatisées par la disparition de leurs proches :
Comment va-t’on régler l’assurance ? Où vont dormir les familles dont les habitations ont été sinistrées ? Quand est-ce que les foyers récupéreront l’électricité, internet et le téléphone ?


Ségolène Royal propose donc de mettre en place en urgence un plan « mobile-home » pour loger les sinistrés dans les plus brefs délais, Nicolas Sarkozy promet de débloquer rapidement 3 millions d’euros pour les victimes. Enfin chacun note la parution au JO de l’arrêté de reconnaissance de « catastrophe naturelle », comme si elle aurait pu faire problème.


On dénombre pour le moment 51 morts sur le territoire français. L’ensemble des autres pays européens compte 10 décès. Lors du passage d’une tempête, il est prévisible de s’attendre malheureusement à quelques morts : par exemple un arbre tombe sur une maison, un individu reçoit des tuiles de sa toiture, une voiture dérape. Mais 51 morts, c’est une catastrophe nationale.

Le premier point est le recueillement sur les victimes, il est permis de supposer qu’un pays comme la France, qui se mobilise pour une catastrophe d’encore plus grande ampleur à Haïti est capable de faire face et d’aider convenablement les sinistrés. Ce serait simplement les manques à cette aide qu’il conviendrait de signaler.

La deuxième question par rapport à une tempête qui certes a été forte mais qui semble moins intense que celle de 1999, avec une situation du niveau des marées qui n’étaient pas à leurs maximums possible, est comment un si grand nombre de morts est survenu? L’alerte rouge qui signalait sans doute aux gens de ne pas sortir de chez eux a eu pour conséquence de les voir bloqués dans leurs maisons.


Les zones étaient-elles constructibles ?


Il semble bien que ce n’est pas la tempête directement qui soit a l’origine des décès, mais l’inondation suite à la rupture des digues.


Belkine

dimanche 28 février 2010

Kadhafi et Jihad / l'économie gouverne t'elle seule les relations internationales?

La Suisse a voté par une large majorité au mois de novembre dernier l’interdiction de construction de minarets sur son territoire.


Chacun peut se faire une opinion sur ce vote et trouver que ce n’est pas de bonne démocratie d’interdire la construction d’édifices destinés à une religion reconnue. Il n’empêche que tous les moyens ne sont pas bons pour chercher à changer cette décision.
En particulier l’appel au « Jihad » lancé par le Colonel Président Kadhafi contre la Suisse et approuvant contre elle l’utilisation du terrorisme est à condamner résolument.

Alors même que les services secrets du Colonel Président apparaissent bien être les acteurs directs de l’attentat contre un avion de la compagnie française UTA transportant 154 personnes et ayant bien évidemment provoqué la mort de ces derniers :

-Que penser de la venue du colonel Kadhafi reçu avec tous les honneurs en France par le Président Sarkozy ?
-Que penser aussi de la déclaration du député Lefebvre au sortir de la réception de Kadhafi à l’Assemblée « Il a dit qu’il avait tourné la page de la lutte armée pour se tourner vers le dialogue» ?
-Enfin, que penser de la présentation faite par les medias du Colonel Président qui ne semblait plus qu'être un président un peu original surtout soucieux de l’avenir et de la sécurité de son peuple.

Il faut s’interroger sur la complaisance des pays occidentaux envers une telle personnalité qui n’hésite pas à appeler au jihad et au terrorisme « le jihad contre la suisse, contre le sionisme, contre l’agression étrangère n’est pas du terrorisme » dans le contexte explosif actuel, alors même que son pays n’est engagé dans aucun conflit armé, ni menacé par qui que ce soit, et que tout au plus la famille du Président Kadhafi semble avoir eu des démêlés avec la justice suisse.

L’économie a ses contraintes. Mais l’économie ne rend pas compte de toutes les conduites humaines, il est possible de s’en apercevoir en regardant de près les origines et les parcours des terroristes connus qui sont rarement issus des couches les plus défavorisées d’une population donnée, mais très souvent de ses élites économiques ou intellectuelles.

Belkine

vendredi 12 février 2010

Juge d'instruction et indépendance de la justice.


Actuellement les juges d’instructions sont nommés par le Conseil supérieur de la magistrature alors que les procureurs sont nommés par décrets du pouvoir exécutif. Ce mode de nomination garantit l’indépendance de l’instruction de la justice.

Le projet propose de substituer le parquet au juge d’instruction. Le pouvoir d’enquête serait donné aux seuls procureurs. Procureurs qui resteraient sous l’autorité du Garde des Sceaux.

Le procureur héritera des missions de l’ancien juge d’instruction. Le nouveau juge de l’instruction contrôlerait seulement le bon déroulement de l’enquête. Les procureurs étant placés sous l’autorité du garde des sceaux, cette réforme reviendrait à offrir au pouvoir exécutif l’instruction de la justice.

Le juge d’instruction est certes faillible, il faut toutefois distinguer dans les erreurs qu’il a pu commettre, celles qui étaient plus imputables à un courant de pensée qui entraînait l’ensemble de la société, juges, hiérarchie judiciaire, administration sociale, médias, opinion publique, de celles plus imputables à la seule personnalité d’un juge d’instruction donné sujet à un aveuglement personnel ou à un désir de notoriété.

Je crois qu’il faut défendre, dans un pays comme le nôtre très centralisé, l’idée que l’instruction doit rester l’apanage de personnes indépendantes du pouvoir exécutif.

Belkine



samedi 30 janvier 2010

Industrie française et Union Européenne.


La commission européenne a exigé des explications de l’état français sur les pressions qu’il aurait exercé pour éviter la délocalisation en Turquie d’une nouvelle partie de la production Renault.
La première remarque est que la délocalisation, même hors de l’UE, ne pose aucun problème à la commission européenne qui ne s’inquiète pas de savoir si la Turquie ne bénéficierait pas ainsi de tout le savoir faire accumulé par une entreprise, française et européenne, depuis des années.

La deuxième remarque est que la défense de l’industrie française est de plus en plus difficile. Elle est soumise à un dumping social permanent de la part des pays à bas salaires, dumping aggravé par des taux de changes durablement surévalués. Les protections, quant à elles, sont d’autant plus faibles qu’elles doivent faire l’objet d’un consensus interne a l’UE et d’une approbation par des instances internationales.

Belkine

mardi 19 janvier 2010

Port de signe religieux, sécurité et liberté.

J'aurais voulu tenter de clarifier un peu les conditions dans lesquelles pourrait intervenir une éventuelle interdiction ou restriction au port du voile dit intégral.
Il faudrait distinguer le port du voile ostentatoire, et à fortiori le port du voile intégral, dans un cercle privé, dans un lieu public et au sein du fonctionnement d’une institution.
La France a proscrit le port des signes religieux ostentatoires au sein du fonctionnement de nombreuses institutions (école, collège lycée, guichets administratifs, photographies pour les cartes d’identités), parfois à la suite de conflit douloureux. Le caractère laïc de la république est un acquis qu’il ne faudrait pas compromettre.
Personne ne s’offusque du port d’un signe religieux ostentatoire, mais non intégrale, dans un lieu de passage public ou dans un cercle privé.
Cela pose toutefois le problème de pouvoir s’assurer que le port de ce signe religieux est bien un acte libre, effectué sans contrainte de la part de la personne qui le porte.
Autre chose est le port d’un voile dit intégrale qui pose en outre le problème de la sécurité dans toutes les enceintes publiques, même si les personnes n’y sont que de passages.



Belkine

samedi 16 janvier 2010

Martinique, Guyane et projet national.

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Le projet gouvernemental de donner à chacune des deux assemblées martiniquaise et guyanaise la possibilité de déroger à l’application de la loi française sur leur territoire a échoué. Quelle attitude du gouvernement dans les questions nationales peut expliquer la genèse de ce projet. Le Gouvernement propose, dans le même temps un débat national sur l’identité nationale.
Sauf à tomber plus ou moins rapidement dans une certaine forme de racisme, il est permis de penser qu’il n’y a pas d’identité nationale mais que s’il y a une Nation, il y a un projet national. Celui que les nationaux d’un pays veulent vivre ensemble. La question est d’abord de savoir si les Guyanais, les Martiniquais et les Métropolitains veulent vivre un projet commun dans l’avenir, malgré l’éloignement géographique et les différences, ou s’ils ne le veulent pas.
La question est ensuite de demander au Gouvernement s’il souhaite vraiment que les Guyanais, les Martiniquais et les Métropolitains partagent ce projet commun.
Si oui, s’il y a un projet commun il faut bien sur regarder les spécificités d’applications de ce projet. Autre chose est de ruiner sa possibilité en mettant en avant les spécificités. Échapper de façon systématique, comme le proposait pour la Martinique et la Guyane le referendum, à la loi française peut être considéré comme allant bien au-delà d’une adaptation spécifique.


Belkine